[Abidjan, le 11/11/2019] Tribune : Sécurité routière : Pourra-t-on sauver le tronçon « Yopougon-Adjamé-premier-pont ? »
Tribune :
Sécurité routière : Pourra-t-on sauver le tronçon
« Yopougon-Adjamé-premier-pont ? »
Avant-propos
[Avant tout propos, j’aimerais préciser que nous
ne sommes pas expert en cette matière, peut-être que je ne suis même pas
légitimé à en parler.
Nous
prenons donc la parole sur ce phénomène des accidents de la route en qualité d’observateurs
citoyens de la vie publique ivoirienne.
Nous
ne pouvions pas rester silencieux comme le gouvernement ivoirien ainsi que les
nombreux candidats qui aspirent à gouverner la Côte d’Ivoire mais dont certains
souffrant de « cécité sociale » sont incapables de voir ces
« drames sociaux » qui se jouent tous les jours sous nos yeux. Nous
parlerons aujourd’hui de la sécurité routière].
Contexte
Depuis le début de
l’année 2019, les accidents de la route font (encore) la une des journaux et
des réseaux sociaux. Il n’existe pas un seul mois, une seule semaine, un seul jour,
où il ne nous est pas signalé un accident de la route. Il s’agit soit de cars
de transport en commun de 22, 50 et 72 places qui se retrouvent dans des
ravins, de grands véhicules de transports de diverses marchandises qui écrasent
des véhicules personnels, des taxis qui rentrent en collision faciale créant
des carambolages et enfin, la nouvelle menace qui vient des 2 roues.
L’autoroute du nord,
particulièrement, le tronçon « Adjamé –Yopougon-premier-pont » semble
le plus problématique de la ville d’Abidjan. En effet, sur cet axe stratégique
reliant la commune de Yopougon au sud de la ville d’Abidjan, se produit tous
les jours, en aller/retour un drame social. Ce sont des accidents de la voie
publique qui entrainent des heures d’embouteillage avec des conséquences
sociales (familles endeuillées) économiques (des heures de travail perdues par
la collectivité).
Analyse :
Notre
Constitution ivoirienne stipule aux articles 2, alinéa1, « la personne humaine est sacrée »,
et articles 3, alinéa1, « le droit à
la vie est inviolable ».
L’Etat de Côte
d’Ivoire en proclamant cela se donne l’obligation de protection de la vie de la
personne humaine ivoirienne.
Malheureusement,
le samedi 09 novembre 2019, un grave accident de la route s’y est encore
produit, un de trop avec ses conséquences humaines, matérielles et sociales.
Aussi, « Selon l’Office de la sécurité
routière (OSER), environ 10.000 accidents de la circulation occasionnant plus
de 900 décès et plus de 12.000 blessés sont enregistrés annuellement en Côte d’Ivoire.
Selon cette structure, 95% des accidents dans le pays sont dus à des facteurs
humains[1] ».
Cette déclaration de
l’OSER en date du 24 décembre 2018 nous indique clairement que la Côte d’Ivoire
possède des statistiques sur les accidents de la voie publique et les
causes.
Recommandations :
Les accidents de la
route n’étant pas une fatalité, il existe en Côte d’Ivoire des organismes
d’éducation et de prévention en matière de sécurité routière ainsi que des
organismes de protection civile. Il existe aussi des statistiques sur les
pertes humaines, matérielles, économiques. Mais existe-t-il des
statistiques sur les conséquences sociales de ce phénomène sur la communauté
urbaine touchée ? Les réformes du permis de conduire et des visites techniques
des véhicules sont-elles suffisantes pour réduire le phénomène au vu des
nombreux accidents de la route ?
Ne serait-t-il
pas impératif de classer la « sécurité routière » comme une menace
sociétale et la traiter comme une pandémie ?
Le tableau de
l’accidentologie étant particulièrement et principalement sombre sur le tronçon
de l’autoroute « Yopougon-Adjamé-premier-pont
» ; ne mérite-t-il pas de l’Etat de Côte d’Ivoire une attention
particulière ?
Au vu de tout ce qui
précède :
Que
faudrait-il encore à l’Etat de Côte d’Ivoire pour déclarer ce tronçon
« Zone sous état d’urgence[2] » ?
Que proposent
« les projets de société » des différents candidats aux élections
présidentielles face à ce fléau qui détruit silencieusement des familles ?
Pour le compte
de CIVIS Côte d’Ivoire,
Dr Christophe
KOUAME, Président du Comité Exécutif
Citoyen,
observateur de la vie publique

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire